Angie

Juil 312014
 
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Supersport M1 – Chimay 2014 (Open Trophy)

Ce week-end, j’ai eu la chance de rencontrer un champion. Ce n’est pas seulement un pilote ou un passionné mais quelqu’un qui a une attitude bien particulière. Cette attitude, je la connais, je l’ai déjà remarqué chez deux pilotes de ma connaissance. Deux très bons pilotes qui ont probablement l’étoffe des champions, la hargne de ceux-ci et certainement du talent. Mais pas comme lui. Et je ne saurais dire pourquoi.

Un champion c’est peut-etre ce qu’on voit en lui plus que ce qu’il n’est vraiment…
Parce que dans le fond ce n’était pas si différent même si le ressenti lui l’était…

Le champion parle peu. Il est là, concentré, il observe. De temps à autre, on peut apercevoir un sourire, un échange de complicité avec les autres pilotes qui sont présents mais cela s’arrête là. De lui se dégage un grand calme. J’en viens parfois à me demander s’il est heureux d’être là.

A cette question, j’ai eu une réponse à la fin des compétitions, quand la concentration ne fait plus foi, mais toujours de façon posée. Oui, il a pris un pied fabuleux. Il le dit avec un grand sourire, un léger soupçon de fougue dans la voix mais surtout, des étoiles dans les yeux. C’est aussi ainsi qu’il a demandé, déterminé, s’il y avait des photos des courses du week-end.

Un champion oui, mais qui ce week-end là, ne venait pas pour gagner mais pour le plaisir. Pour rouler, pour tester une nouvelle bécane et pour faire le plein de sensations. Ah, je ne doute pas que d’habitude, il fasse également le plein de ces choses là mais il avait, à mon sens, d’autres objectifs pour cette fois-ci. Il faut savoir se ménager parfois, prendre simplement le plaisir et non la pression, ce qui n’empêche nullement de prendre le soin de se concentrer. Tant et si bien qu’à chaque nouvelle course (3 au total ce week-end là), il gagnait des secondes sur son temps au tour, il s’améliorait, prenait probablement de l’assurance sans pour autant prendre des risques inutiles. Tant et si bien qu’au final, il dépassa mon ami pilote Xavier Denis, très bon pilote également. Lentement mais sûrement.

Présenté comme ça, on pourrait croire qu’il s’agit simplement d’un quidam calme et posé mais il m’a laissé plus que cette impression. Il m’a laissé le souvenir impérissable d’un type humble qui sait ce qu’il veut et où il va. Il m’a laissé ce sentiment de fierté d’avoir eu la chance de rencontrer un pilote avec de telles épaules, capable de réagir avec une passion contenue qui ne pollue pas son style de course.

Ce champion, c’est Julien Toniutti, triple champion de France des rallyes.

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Juin 082014
 

Il était temps, j’ai enfin réussi à obtenir mon permis moto en Belgique. C’est donc toute guillerette que je me suis présentée à la commune de Wavre avec tous mes papiers et des photos d’identité toute fraîches.

Informations préliminaires pour les non-belges
En Belgique, pour le permis moto, on peut, après 6 à 12h de cours (ça dépend de quand on a fait la démarche, la législation a changé en 2013), obtenir un permis provisoire valable un an. Une fois la validité dudit permis expirée, il faut le ramener à la commune. Car en effet, pas de préfecture (ou sous-préfecture) en Belgique, c’est un des bureaux de la commune qui s’occupe de délivrer les permis de conduire.

Commune de Wavre
Je me rend donc aujourd’hui Vendredi 25 Avril au guichet qui délivre les permis de conduire, avec de nouvelles photos et tous les papiers que j’ai en ma possession jusqu’à mes quitances de cours (pour être sûre).

Et là, c’est le drame !

J’avais oublié que quand venant redéposer mon permis provisoire, la dame de la commune m’avait prévenu que je devrais faire une demande à la préfecture qui m’a délivré le permis de conduire voiture en France. Cette demande consiste en un papier justificatif de mes points de permis et ce document doit être récent. Ayant rendu mon permis provisoire en Septembre 2013 et ayant passé mon permis fin Avril de cette année (sans être certaine de le réussir du premier coup en plus), je m’étais dit que je ferai ça juste avant de le passer ce fameux permis. Sauf que voilà, en plus de 6 mois, j’avais complètement oublié.

Me voilà donc repartie, penaude, sans permis. Le dire en français faisait son petit effet (j’ai réussi mon permis mais je ne l’ai pas) mais en flamand, c’était dévastateur : Ik ben geslaagd maar ik heb geen rijbewijs !

Contact avec la préfecture française qui m’a délivré mon permis de conduire B
Je regarde donc sur internet pour voir si ya pas moyen de faire une demande en ligne, comme pour les extraits de naissance. J’arrive bien sur une page qui semble dédiée à la chose mais apparemment, ce ne serait valable que pour les permis émis depuis 2013. Le mien ayant plus de 10 ans, je me décide à appeler directement la préfecture du Lot-Et-Garonne.

Je vous passe les différents interlocuteurs qui m’ont été donnés au téléphone avant d’obtenir quelqu’un qui puisse m’aider. Je tombe finalement sur une dame très aimable qui m’indique comment faire ma demande sur internet (presque le même lien que celui que j’avais trouvé toute seule). Elle en profite pour m’expliquer que c’est un document personnel et nominatif et donc c’est pour ça que ma commune en Belgique ne peut pas en faire la demande d’elle-même. Hop hop hop, je suis les directives (dignes du meilleur labyrinthe) et je commence à remplir ma demande.

Et là, c’est le drame !

Pour demander un relevé des points du permis, il faut habiter en France. Alors j’imagine qu’il y a des français qui vivent en France qui dont ce genre de demandes mais il m’apparaît quand même assez évident que c’est le genre de démarches que beaucoup de Français ayant quitté la France justement font. Soit. Je rappelle la préfecture du Lot-Et-Garone (j’avais pris soin de demander le numéro de ligne directe de la dame par sécurité et j’avais bien fait)

Je lui explique donc la situation, et là, elle est perdue. Bah oui, c’est pas une procédure classique donc elle n’est pas trop sûre mais elle veut m’aider donc elle finit par me passer sa chef.

J’avais une sympathique dame au téléphone, je me retrouve avec un Berserk sans patience. Avec une amabilité digne d’une porte de prison elle m’explique que je dois renvoyer par la poste tout un paquet de documents, avec une enveloppe affranchie avec un accusé de réception qui part de France vers la Belgique. Je demande poliment si ma mère peut venir déposer les papiers (plutôt que je les envoie par la poste depuis la Belgique), ce à quoi elle me répond que non mais que moi je peux venir (c’est cela oui, je vais faire plus de 1500 km pour un fichu papier). Faire les démarches par e-mail ? Non mais je dois vivre dans une autre galaxie, l’email, c’est le mal il paraît.

Je me dis rapidement qu’un un accusé de réception qui part de France vers la Belgique, c’est pas certain que ça puisse s’acheter en Belgique. J’envoie donc tous les scans des papiers demandés à ma mère pour qu’elle s’occupe d’envoyer le tout par courrier postal à la préfecture. Au vu de mon périple, elle décide, bien justement, d’envoyer ça avec un accusé de réception.

Le 30 Avril, elle poste le tout. Le 6 Mai, elle a l’accusé de réception de la préfecture. Le 7 Mai, ils éditent le fameux document (j’ai vérifié vous pensez). Le 13 Mai, ils le postent (sûrement une faille spatio-temporelle). Quelques jours plus tard, le postier sonne à la maison pendant que je suis au boulot.

Fin de l’aventure et obtention du permis
Bien, ce jour-là, je suis tombée sur un postier consciencieux qui n’a pas voulu donner la lettre à mon compagnon (pour une fois réveillé par la sonnette à 8h45) puisque je n’étais pas là. Mais il a bien voulu lui confirmer que le pli venait de France (on se doute donc fortement de ce que c’est). Après cette bataille impromptue avec la poste Belge, j’ai enfin tous les papiers et je préviens au taf que je vais y aller à l’ouverture le jour suivant (un Mercredi), quitte à rattraper mes heures le soir (marre d’attendre à la fin). Nous sommes le 21 Mai. Dans deux jours, cela fera 1 mois que j’ai réussi mon examen pratique pour le permis moto.

J’arrive avec 20 min d’avance et je patiente devant le guichet fermé. Tandis qu’il ouvre, je ronge mon frein, elles sont toutes occupées avec des papiers, bien qu’elles m’aient vu sur ma chaise, emplie d’impatience. Au bout de 5 grosses minutes, l’une d’entre elle me dit Vous pouvez venir !.

J’avais tous les papiers possibles et imaginables avec moi, jusqu’à mes quittances de cours moto. Mais elle se souvenait de moi :

– ça fait un moment que vous êtes venue pour faire votre demande de permis non ? C’est vous la petite française.
– oui, ça fait un mois, la préfecture du Lot-Et-Garonne est bien lente….
– ça dépend des préfectures, on a eu un gars de Martinique, il a donné un coup de fil, 30min plus tard, il avait son papier par e-mail
– ….

Bref, je lui donne le tout et je lui demande quand je peux venir chercher le permis (sachant qu’en théorie, c’est 10 jours ouvrables, soit 2 semaines). Et là, cette fabuleuse dame de la commune de Wavre a illuminé ma journée en me répondant, grand sourire : Venez le chercher Vendredi aprem, comme ça vous pourrez rouler ce week-end

3 jours plus tard, j’avais enfin mon nouveau permis belge auto-moto, je disais un grand au-revoir à la préfecture du Lot-Et-Garonne et au permis à points !

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Sep 052012
 

Mon père, comme tant d’autres anglais à cette époque, a écouté cette radio clandestine : Radio Rock !

Nous sommes en 1966,

A l’apogée du

Rock’N’Roll Britannique.

Pourtant,

La BBC diffuse moins de 45 minutes

De Pop par jour.

Ainsi débute Good morning England (ou The boat that rocked en anglais), l’histoire d’une des radios pirate écoutées par 25 millions d’Anglais (1 britannique sur 2), de tous les âges et de tous les milieux sociaux. Une radio exilée sur un bateau. Une radio conspuée par le gouvernement britannique. Une radio qui fera vibrer des gens de jour comme de nuit. Et c’est l’histoire de cette radio qui nous est contée dans ce film. De cette radio et de son équipage. Amoureux de la musique Rock et pop des années 60, soyez prêt à en prendre pleins les oreilles !

Pour planter notre histoire, quoi de mieux que de faire venir un jeune puceau qui vient de se faire virer de son bahut pour avoir fumé et qui a la joie d’avoir pour parrain le… directeur (?) de Radio Rock. Il est certain que l’univers de la musique dans les années 60 n’impliquait en rien… Attendez ! Sexe, drogues et Rock’N’Roll, ça vous dit rien ? Bienvenus dans les années 60. Comme le dira si bien Quentin (Bill Nighy) C’est une monumentale bourde.

Bref, notre héros si l’on peut dire rencontrera alors toute l’équipe ou presque, des animateurs radio, chacun avec sa personnalité et sa spécialité (même Bob qui a sa tranche horaire en plein milieu de la nuit). Il y a Le Comte (Philip Seymour Hoffman), joyeux trouble fête américain à la langue bien pendue ; Angus (Rhys Darby) ; Simon le simple (Chris O’Dowd) qui attaque avec l’émission du matin ; Dave (Nick Frost) ; le cerveau qui ne porte pas bien son nom; Mark, l’homme le plus sexy de la planète ; Monsieur Météo, une cuisinière lesbienne (en théorie), etc.

Pendant ce temps-là, le gouvernement britannique fera des pieds et des mains pour mettre fin à l’expansion de ces radios pirates et à Radio Rock puisque la plus écoutée (surement l’équipe la plus barjot aussi cela dit). Ils gênent, ils sont très populaires et malheureusement pas encore illégaux. Le gouvernement déteste quand le peuple prend des libertés. Un ministre, sir Alister, coincé bien comme il faut (c’est plus un manche à balai qu’il a dans le [censuré] celui-là, c’est un poteau) se verra chargé de l’affaire. Tous les moyens sont bons et cela des 2 côtés de la bataille puisque….

Bref, du sexe, du Rock, du Bonheur !

Imdb

Trailer en VOSTF

Sep 042012
 

Je suis officiellement SDS depuis Nöel. Depuis que j’ai reçu mon casque en fait. Depuis que je suis montée avec mon père étant gamine, je ne suis SDS que derrière mon troll. Jusqu’à présent, c’était sur une Bandit 1200. Je ne pensais pas qu’un jour, je monterai sur la V-max. C’est pour ça que quand il m’a dit, l’air de rien On prend la V-max ou la Bandit aujourd’hui ?, je n’ai d’abord pas su quoi répondre. La V-max ?? Mais elle n’est pas trop dangereuse avec son V-boost et tout ? Apparemment son envie de sortir l’engin était trop forte. C’était sûrement le cas mais pas seulement. Apparemment, j’étais devenue une SDS émérite (on peut toujours rêver non ?) et le troll maîtrise bien ses machines, la V-max incluse : pas de V-Boost sans l’accord du chef.

Mais revenons à mes débuts de SDS, histoire de planter un peu le contexte. S’il y a une chose que les cours de licence moto m’ont confirmée, c’est que j’appréhende les virages. Alors mes débuts de SDS n’ont pas été folichons. Je descends généralement crispée de la bête. Les premiers virages, c’était un mélange de panique comprimée et de bon, de toute façon, on y est, on y va. Avec la force de l’habitude, j’ai fait avec. Après tout, contre toute logique, on n’est jamais tombés donc bon. Et puis, j’ai eu les cours et on m’a rappelé à 36 000 reprises que le regard, c’est la santé. Et donc depuis presque deux mois, je regarde le virage et mon corps fait le reste. Je me souviens des nombreux conseils reçus ici, de tenter de mettre les mains sur le réservoir (derrière un troll, j’arrive à peine à rejoindre mes mains sur son ventre, le réservoir, c’est Terra incognita depuis là où je suis). Regarder la route, c’est aussi mission impossible. Derrière lui, je ne vois que… lui. C’est pour ça qu’au début, je fixai sa nuque et je suivais. Maintenant, en ligne droite, c’est toujours le cas. Mais en virage, j’ai un tantinet de visibilité qui fait que je peux voir et suivre la route.

Et puis, entre mes 2 séances de 3h de licence, on est allé s’entraîner avec ma Bandit 600 sur un parking. J’ai donc dû être SDS sur un bolide moins puissants. La 600, avec nos 200kilos combinés, elle avait quand même plus de mal que la 1200. Forcément, moins de puissance, beaucoup de poids, jla sentais moins sûre d’elle, elle dandinait presque un peu du cul. Mais dans l’ensemble, c’est la même bécane ; donc pas plus de surprises que ça.

Et puis, j’ai testé la V-max. D’abord à l’arrêt, pour qu’on soit sûrs que je passe (je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un petit format non plus). Première surprise (enfin pas vraiment, j’avais bien vu que le siège du SDS était plus haut que celui du pilote, c’est un roadster après tout), je suis plus haute et plus plate aussi. Pour bien faire, je dois mettre mes mains au niveau de la poitrine (la suite nous montrera que pas forcément). On vérifie que je n’ai pas le cul qui dépasse et on se décide donc pour sortir l’engin.

Départ imminent. Descente avec virages. Pour bien commencer en somme. Ce passage, j’ai mis des mois à ne plus le redouter. J’avoue, même si le troll n’en a jamais rien su (jusqu’à ce que je lui avoue il y a quelques jours), j’ai même parfois envisagé de lui proposer de descendre avant ces tournants, pour monter ou descendre à pieds la fameuse côte à virages. Mais là, toute confiante, en avant toute. Arrivée en bas, je tapote la cuisse de mon pilote. C’est le signe que j’ai quelque chose à lui dire ou que ça ne va pas.

Moi : C’est normal qu’elle remue du cul comme une catin ?

Lui : Oui, c’est normal, elle est pas toute jeune tu sais !

Bon, ben si c’est normal alors. M’enfin, j’avais l’impression qu’une flaque d’huile restait collée au cul de la bête et que ça dérapait à tout va. Bon, comme d’hab, on va faire avec. M’enfin ça reste déstabilisant, d’autant que c’est pas récurrent, parfois ça le fait, parfois pas. Souvent quand je ne m’y attends plus, en plus. Je savais qu’elle était fourbe mais pas à ce point là.

Le troll avait prévenu, on irait tranquilou, il n’ouvrirait pas en grand, pas de dépassement des 6000 tours prévu et donc pas de V-Boost. Ya un peu de circulation, on sort de la ville à notre aise. Petit tapotage sur la jambe. Le troll se prépare à dépasser. Je m’accroche à son ventre, je serre les cuisses, il sait que je suis prête. Pfffffffffffffffiou !!!! Mais c’est que la petite vieille, elle en a dans l’estomac, même sans V-Boost (on apprendra plus tard que le troll est un vilain cachottier). Je sens la puissance de la bête et d’un coup je comprends ce que cette moto peut avoir d’enivrant. Elle déménage ! Et moi, pourtant en général terrorisée, apprécie cette sacrée accélération. L’impression d’être libre, grisée par la vitesse. C’est en arrivant à bon port que le troll m’apprend qu’en fait si, il a ouvert en grand, il a passé les 6000 tours et le V-Boost s’est enclenché. Tellement grisée (et stressée ??) que j’étais, je n’ai même pas senti son soubresaut. Il n’y est pas allé comme un sauvage non plus, il y est allé progressivement. Mais moi qui m’attendais à sentir que ça tire plus que de coutume sur les bras, à sentir une sorte de décrochage, rien de tout ça. Je me demande même si je ne suis pas un peu déçue. Enfin, la déception sera de courte durée, il s’est promis (même si d’office, par principe, j’ai dit non :p) de me le faire sentir.

Malgré la fatigue, j’avais hâte de faire le retour. Moi qui d’habitude répète 150 fois tu sais, je suis fatiguée, il faudra aller doucement jusqu’à ce que cela ennerve le troll (parce que oui, il sait que je baille à m’en décrocher la mâchoire). Hop hop, je grimpe sur la bête. C’est là que je remarque que mes bras prennent une toute autre position que d’habitude. Si vous vous souvenez bien, j’avais parlé de les mettre au niveau de la poitrine. Mais comme j’ai pas l’habitude, je les trouve trop haut et par réflexe, je les descend vers le ventre jusqu’à… jusqu’à ce que mes coudes soient en appui, au repos, sur mes cuisses. Je suis véritablement assise décontractée. Je n’aurais jamais cru cela possible ! Retour au bercail, on range la tite vieille au garage.

Alors le bilan c’est quoi ? Bien évidemment, on y est allés tranquilou, plus que d’habitude, ce qui m’a apporté plus de confort. Après ce premier essayage, je reste relativement conquise malgré les frayeurs dues à son dandinement du postérieur. Elle est plus confortable et permet de profiter mieux des sensations à moto que la Bandit. Bref, je suis fan ! M’enfin, comme le troll me l’a précisé, je n’ai pas encore eu l’occasion de monter sur une routière, ce qui devrait normalement encore plus me plaire en tant que SDS !

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Août 292012
 

Il est 5h30. Pourquoi suis-je réveillée ? Je ne me suis pas couchée si tôt que je puisse être déjà les yeux ouverts à cette heure là.

BIP

Ce serait pas l’alarme incendie qui fait encore des siennes ? Non, c’est pas possible, elle a craché tout ce qu’elle avait hier matin déjà. Elle ne peut pas me faire le coup tous les jours. Hier, elle….

BIP

Bon, ok, c’est l’alarme incendie donc… Je croyais qu’elle avait enfin rendue l’âme hier vers 7h30. Retournons donc à hier matin. Hier, elle a commencé à me réveiller vers 6h30 ou 7h. Un seul bip. J’ai mis déjà un moment à trouver d’où ce satané bip venait. Puis je suis montée sur un escabeau pour faire face à la bête. Celle-ci me regardait narquoisement et égrenait son bip régulier. Rien à voir avec un vrai hululement de ya le feu. De toute façon, il faut se rendre à l’évidence, il n’y a pas une once de flammes ou de fumée dans mon appartement. J’ai la tête dans le cul et je regarde hébétée la boite blanche au mur.

Tout à coup, mon œil est attiré par une phrase Turn left to open. Bon ben on va l’ouvrir alors. Je tente de tourner, de toutes mes forces encore quelque peu assoupies. Je glisse. Torchon. C’est l’antique combat du pot de confiture. Sauf que les pots de confiture ne font pas de bips stridents à 7h du matin. Rien à faire. Ya rien qui tourne. Je suis dépitée. Et le bip insiste ; elle a peur que je l’oublie peut-être ?

 BIP

Tiens. Une autre inscription autour de l’espèce de bouton rouge qui clignote. Push for the weekly test. Ah. Personne ne m’a dit qu’il fallait faire un test hebdomadaire du monstre. C’est peut-être pour ça qu’il n’est pas content. Je n’ai pas le temps de me dire que ça fait plus d’une semaine que j’habite là et qu’il n’y a aucune raison que ça se déclenche juste maintenant. J’appuie sur le bouton. L’alarme se déclenche. Pauvres voisins. Je ne sais pas s’ils sont réveillés mais moi ça y est c’est fait. Avec les oreilles à 2cm de l’animal. Le bip reprend. C’était pas ça. Bon. Café. Ça sert à rien d’insister, je ne sais pas quoi en faire de ce truc.

Tandis que je sirote le breuvage chaud et que les bips intempestifs rythment mon environnement, je commence à chercher sur la toile qu’est-ce qu’elle a. Je découvre rapidement la source du problème : madame a soif d’énergie et a peur de manquer de piles. Bon. Ben rien de dramatique, quand ce sera vide, elle va se calmer toute seule et moi, je vais filer au boulot avant d’être encore plus en retard. Elle pourra biper tout ce qu’elle veut pendant mon absence.

7h30. Elle s’est arrêtée. Je ne réalise pas au début puis l’idée fait son chemin petit à petit dans mon cerveau. Bon ben elle est vide, hallelujah. Fin du soucis. J’essaierai de lui trouver une pile mais pas maintenant. Je file.

BIP

Donc aujourd’hui, elle a recommencé. Et bien plus tôt. J’ai sommeil bordel. Je me plante devant la chose. Qui bipe. Je tire un peu dessus. J’avoue que je manque cruellement de patience quand je vois l’heure qui s’affiche à mon réveil et la lune qui se reflète dans mon salon. Et puis, elle n’avait plus de pile hier, elle n’a plus de pile aujourd’hui, qu’est-ce qui m’attend demain ? Je tire un peu plus dessus. On dirait que ça vient.

BIP

C’était le bip de trop. Je tire comme une sauvage sur l’alarme. Si je la pète, tant pis. J’en rachèterai une s’il faut mais elle DOIT se taire. Elle vient, se décroche petit à petit du mur. Je vois la pile qui reste accrochée au mur comme un vestige de notre bataille matinale. Cela m’a pris à peine 2 secondes. Je jubile, je la tourne dans tous les sens, vérifie bien qu’il n’y a pas une pile cachée ni rien, que c’est enfin fini, que je vais enfin pourvoir dormir.

BIP

Non ! Non, elle n’a pas pu biper, j’ai dû rêver. Elle n’a plus de pile, elle ne peut que se taire ! Rien à faire, je vais l’enfouir sous un tas de fringues, au fin fond d’un placard, elle pourra biper tout ce qu’elle veut, je ne l’entendrai plus et c’est tout ce qui compte.

Elle expire un dernier bip faiblard puis se tait. Le silence englobe la pièce. Je souris malgré moi. C’est fini. Plus d’alarme incendie.

Août 132012
 

Les fleurs de Bach, j’en entends parler depuis ma jeunesse, la seconde femme de mon père ne jure que par ça. D’ailleurs avant de m’y intéresser concrètement, j’avais eu recours au Rescue déjà 2 fois. J’ai commencé à vraiment m’en préoccuper il y a 3 ans, quand je n’allais pas très bien et que mes émotions (oh combien nombreuses et tumultueuses) se manifestaient tant que je n’y voyais plus clair. Et je ne voyais pas comment gérer tout ça. Comme souvent, me posant la bonne question, la réponse est venue d’elle-même, au travers d’une rencontre. Et nous avons parlé des fleurs de Bach, entre autres, et la demoiselle en question m’a alors conseillé le livre cité en source au bas de cet article.

Je pourrais vous pondre une resucée des chapitres d’introduction du bouquin mais je vois mal l’intérêt. Si le sujet vous interpelle, je ne saurais trop vous le conseiller (le bouquin). Je vais plutôt partager ce que j’en ai compris, de façon personnelle.

Bach est un docteur ayant travaillé sur l’homéopathie. Cette façon de se soigner est basée (en simplifiant) sur un principe simple (mais non prouvé scientifiquement), utilisé également dans la vaccination : ingérer une fraction minime d’une plante pouvant vous infliger les mêmes symptômes que le mal qui vous ronge. Jusque là, rien de révolutionnaire (quoique…). Sauf que les fleurs de Bach ne soignent pas un mal physique mais un mal psychique, un déséquilibre de sa balance émotionnelle personnelle.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Je crois que je jalouserais encore un moment les gens qui n’ont pas de déséquilibres émotionnels. J’avoue, j’ai des peurs incontrôlables parfois, des dépendances, mon ego prend le dessus de temps à autre. Tout ceci, tant que cela n’est pas dans une mesure saine peut-être considéré comme un déséquilibre émotionnel. De fait, Bach définit 7 états d’âme sur lesquels toutes les émotions peuvent trouver racine :

–         la peur

–         l’incertitude

–         l’indifférence

–         la solitude

–         la dépendance

–         le découragement

–         l’altruisme

Bon et alors ? Ya des plantes qui induisent ces émotions ? Pas tout à fait mais presque. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe ce qu’on appelle le langage des plantes. Je vais vous donner un exemple simple. Le Narcisse symbolise l’égoïsme. Je ne serais pas surprise d’apprendre qu’un élixir de cette fleur aide à tempérer cet aspect de la personnalité. D’ailleurs, je dis tempérer et non soigner. Pourquoi ? Je pense qu’il serait naïf de croire que l’on puisse écraser une émotion, juste comme ça. Par contre, une fois celle-ci tempérée, il est bien plus aisée de la comprendre puisqu’elle ne nous parasite plus. Je pense que vous avez compris le principe.

Pour couper court, je vais vous donner quelques indications supplémentaires en vrac. Il n’y a pas de médecin de Bach, de même que personne ne peut vous prescrire d’élixir, tout cela se fait en autoanalyse. Bien évidemment, il n’est pas facile de tomber juste du premier coup, les erreurs sont nombreuses et sans conséquences et en discuter aide à mieux comprendre comment chaque élixir fonctionne. C’est pas comme si vous vous shootiez aux barbituriques, ça se consomme en gouttes un peu tous les jours et ce sont des plantes ! Donc pas de peurs de faire des erreurs, cela vous permet simplement d’affiner votre diagnostic. Par contre, il est certain que cette auto-analyse va de paire avec un développement de soi. Qui suis-je ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Mais le lien, existant ou pas, entre cette méthode et la spiritualité au sens large est d’une part très subjectif et d’autre part peut être dangereux (il y a d’ailleurs un chapitre à ce sujet dans le livre).

Les effets sont en général quasi immédiats. On peut les ingérer direct sur la langue ou diluées dans un verre d’eau et on peut en prendre plusieurs en même temps (ce que l’on nomme un complexe, le Rescue en est un). Le livre conseillé plus bas répertorie les principales fleurs de Bach et leurs applications, elles se trouvent en pharmacie ou à l’herboristerie voire dans certains magasins bio.

Source

Le guide des fleurs du Dr Bach – Paul Ferris, édition MARABOUT

 

Août 082012
 

Il existe peu de titration/dosage utilisé en génie civil. Personnellement je n’en connais qu’un : l’essai au bleu de Methylène. Cet essai (en laboratoire) est utilisé pour déterminer la nature et la quantité des éléments fins argileux dans le sol, et le plus souvent dans le sable. Il existe un autre essai, bien moins précis car bien plus subjectif (mais souvent largement suffisant et moins long à mettre en place), les limites d’Atterberg.

Le bleu de Méthylène est absorbé de façon préférentielle par les argiles, les matières organiques et les ions hydroxide. Ces éléments absorbent une quantité de bleu de méthylène en fonction de leur surface spécifique (surface totale par unité de masse). La surface spécifique est notamment dépendante de la composition chimique de l’argile (cations) capable d’échanger des ions avec le bleu de méthylène.

Cet essai permet donc de déterminer la quantité de bleu nécessaire à introduire pour excéder la capacité des argiles absorbantes à l’absorber (il existe donc des argiles qui n’absorbent pas, la nature est magique).

Comment procède-t-on (dans les grandes lignes) ?

Et bien c’est une titration comme une autre donc c’est assez simple. On injecte par petites doses du bleu de méthylène dans notre solution jusqu’à ce que quelque chose change. La plupart des dosages complexes permettent de déterminer la valeur qui change par un changement de couleur nette. L’essai au bleu est plus subtil (vicieux diraient certains). A chaque injection, il faut prendre une goutte du mélange et la déposer sur un papier filtre. Tant que la capacité de l’argile n’est pas excédée, cela forme une tâche bleue banale. Dès que l’argile est excédée, cela forme une tâche bleue magique avec une aura bleue turquoise comme dans les dessins animés de Disney. Vous ne pouvez pas vous tromper, l’argile est repue, elle ne peut plus avaler de bleu.

A partir du volume de bleu injecté on peut (avec une jolie formule donnée par l’AFNOR) déterminer ce qui se nomme la valeur au bleu équivalente. La connaissance de la surface spécifique de l’argile permet de connaître la surface du minéral qui a un accès à l’eau et donc sa sensibilité concernant la présence d’eau. Bref, avec le schéma suivant, ça devrait être bien plus clair :

Cet essai donne également accès à d’autres paramètres tels que l’index de plasticité, de liquidité et l’activité de l’argile. Dans tous les cas, ainsi paré de notre valeur au bleu (et non de notre bleu de valeur), on connaît la capacité de notre argile à gonfler et se rétracter en présence d’eau, ce qui peut avoir son impact en mécanique des sols. En d’autres termes, l’eau en saturation a un comportement différent dans le sol en fonction du type d’argiles présentes.

Cet essai a bien évidemment des limites (mais pas d’Atterberg, c’est l’argile qui a des limites d’Atterberg, il faut suivre un peu). La surface spécifique des argiles comprend la surface interne et externe. Par conséquent, l’essai au bleu correspondant à l’ensemble de cette surface, il peut prendre des plombes (vraiment des plombes ><) puisque le temps nécessaire pour réagir avec la surface interne est plus long.

Sources

AFNOR – Décembre 1990

TP de cours de l’Ange i

Août 062012
 

C’est un sujet qui me tient à cœur. J’ai beau avoir la parlotte, j’ai aussi l’écoute parfois. Et écouter les autres et soi-même me semble primordial.

À une soirée en France, j’ai rencontré quelqu’un de particulier, qui a changé ma vision de l’écoute. Ce jeune homme dont je ne me souviens plus du nom était sourd-muet. A la surprise de nombreuses de mes connaissances, nous avons entamé une discussion à bâtons rompus, dans le quasi-silence, avec nos mains, nos yeux, tout ce qui était à notre portée. La conversation avec cet homme était passionnante. Peu de temps avant, j’avais entendu parler de la méditation Kinhin. J’entamais le sujet avec lui. Il avait l’air captivé. Je lui parlais de marcher sur l’herbe, de la différence de sensations avec le bitume, j’étais, comme souvent, passionnée par ce que je racontais. Puis il m’a demandé quelque chose qui a tout changé. Il m’a demandé quel bruit faisait l’herbe quand je marche dessus. Il m’a demandé quelle différence il y avait avec le bruit de mon pied sur le bitume. Il m’a fait promettre de faire attention à ce détail à partir de maintenant. Ce que je fais dès que le souvenir de cette rencontre effleure mon esprit. J’écoute ce qui m’entoure, le bruit de mes pas, le bruit de mes gestes, de ces touches sur mon clavier tandis que je tape ces mots et malgré moi, je suis émue d’entendre ce qui à lui restera à jamais inconnu.

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Août 032012
 

Elle pénétra dans son laboratoire. La pièce était sens dessus dessous. Certains appareils avaient même disparu. D’autres avaient été déplacés dans le sas de sécurité. Le voleur avait dû être dérangé pour laisser l’endroit dans un tel état. Elle se dirigea vers le mur du fond, tapa son code dans un mouvement réflexe, routinier. Un écran de contrôle apparut. Elle chargea le dernier log. La surprise se peignit sur son visage quand elle réalisa qu’il était signé de sa main et qu’il datait de la nuit dernière.

Xanopia
Laboratoire du docteur Phoeb
Quartier 17860-B-QV25
18ème jour du 3ème calendrier lunaire
23h52

Nous avons enfin fait aboutir nos années de recherche et avons créé le premier trou noir de synthèse de la galaxie. Toutes ces sondes avalées ne nous auront pas appris ce qui se cache dans ce mystère de l’univers mais notre entreprise ne fut pas vaine. Enfin un trou noir domestique, étudiable à loisir. Il est de petite taille, à peine une tête d’épingle mais sa puissance est saisissante. Il a commencé à aspirer tout ce qui se trouvait à sa portée dans le laboratoire. Nous tentons encore de le contenir. Il semble insatiable. Il a avalé toutes les sondes que nous lui avons présenté, quelle qu’en soit les dimensions. Le phénomène est impressionnant. J’ai un doute tout de même, je me demande si cette petite chose ne serait pas douée d’intelligence. Mes collaborateurs ont presque réussi à le maîtriser, de façon à ce que cette expérience ne fasse pas plus de dégâts. Je…

Elle se remit à lire le log depuis le début. Que faisait-elle ici ? Elle reprit sa lecture, ayant oublié ce qui venait d’être mis à sa connaissance. Impossible de se souvenir. Que faisait-elle hier soir ? Que faisait-elle il y a 5 minutes ?

Derrière elle, une petite bulle noire de 2mm de diamètre flottait dans l’air, attentive.

Août 012012
 

N.A.P. ? Le mot évoque directement la sieste… ça donne envie !! Pourtant il est possible d’aller voir le N.A.P. dans le bâtiment de l’Opéra à Amsterdam. Le N.A.P est le niveau de référence le plus important des Pays-Bas car il sert de base aux calculs de l’altitude (maaiveldniveau) du territoire néerlandais et donc à déterminer quels territoires sont considérés sous le niveau de la mer. Mais comment est déterminé le N.A.P. ?

L’altitude est l’élévation verticale d’un lieu ou d’un objet par rapport à un niveau de base. Pour la France (altitude des cartes IGN), il est situé à Marseille, et a été déterminé grâce à 12 années d’enregistrements de marégraphie entre 1885 et 1897. Pour les Pays-Bas, le niveau de base est le zéro marin d’Amsterdam ou « Normaal Amsterdam Peil ». Il a été établi grâce aux mesures du niveau de l’IJ (oui oui, c’est le nom d’un fleuve grut) à marée haute et à marée basse à hauteur du Haarlemmersluis à Amsterdam entre le 1er Septembre 1683 et le 1er Septembre 1684. Ce niveau est observable grâce au pieu N.A.P. dont la face supérieure coïncide exactement avec le zéro marin d’Amsterdam. Ce pieu a été battu jusqu’à la seconde couche de sable (a priori stable) et est rebattu régulièrement (donc pas si stable que ça…).

Les corrections :

En 2005, le Rijkswaterstaat (ministère des transports et des eaux) a effectué une révision de la plupart des hauteurs d’eau mesurées aux Pays-Bas. En pratique, tous les soixante ans environ, l’Ouest du pays s’est enfoncé de quelques centimètres, tandis que l’Est voit son altitude augmenter d’autant. La moyenne retenue pour la zone du Rijnland (où se situe le point de mesure du N.A.P.) est de 2 cm. Un tel déplacement implique une variation du niveau N.A.P. Qui, s’il n’est pas corrigé régulièrement, ne peut plus servir de référence (car une référence doit rester fixe). Ainsi toutes les données (niveau d’eau des polders, hauteurs des voies d’eau, etc.) collectées par les différentes instances des eaux (waterschappen) sont calculées en fonction d’un N.A.P régulièrement mis à jour.

Historique :

Avant la mise en place du N.A.P., chaque province possédait son propre niveau de référence, ce qui limitait géographiquement la surveillance des niveaux d’eaux dans les polders. De plus ce niveau était basé sur le niveau de la mer au niveau des digues de protection.

Johannes Hudde, maire d’Amsterdam, entreprit en 1683 d’observer les variations par rapport à la nappe phréatique de la ville d’Amsterdam (AP) des niveaux des eaux à hauteur des digues au Sud de l’Ij. Un an de mesures quotidiennes ont fait apparaître que le niveau d’Amsterdam (AP) ne coïncidait non pas avec le niveau de la mer mais avec les marées hautes de l’Ij, restant à 1,8 mm en dessous de façon constante.

Ce n’est qu’au cours du 18eme siècle (1797-1812) que le système N.A.P. s’est répandu dans l’ensemble du pays. En 1818, la royauté décide de rendre officiel le choix du N.A.P. comme référence et de ne pas l’utiliser comme un zéro absolu (c’est-à-dire que les mesures ne commencent pas toutes à zéro) mais de calculer une référence locale basée sur le N.A.P. Par exemple, une mesure à Den Haag commence à N.A.P. +1,6 m tandis qu’une mesure à Scheveningen commence à N.A.P. -3,8 m (les 2 lieux sont séparés de quelques kilomètres, Scheveningen étant une des plages les plus connues des Pays-Bas). En 1861, une correction est effectuée qui montre le niveau N.A.P. était 10cm plus haut que la première fois où il a été mesuré,en 1683. En 1875-1885, un premier contrôle des hauteurs d’eau est effectué (les points de mesures étaient 5 fois plus nombreux à cette époque qu’en 1683 !!). Un certains nombres de points n’étaient pas corrects car encore basés sur l’ancien système et furent ainsi corrigés. Le sigle N.A.P. est alors apparu en 1891, lorsque ce système de référence fut normalisé.

Le N.A.P. a été utilisé pour la première fois à l’étranger en 1879 en Allemagne. D’autres pays européens s’en sont servis par la suite comme référence. Depuis les années 70, les pays européens se sont mis d’accord pour mettre en place un Réseau Européen Unifié de Nivellement (REUN) qui se veut limité, car plus le réseau est étendu, plus la précision des calculs est moindre (variations relatives). Une carte des variations entre le niveau à Amsterdam (référence zéro) et les niveaux des autres pays est ainsi obtenue.

Source : Le N.A.P. en néerlandais, amusez vous bien !