Fév 082012
 

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La première fois que j’ai vu Avalon, il venait de sortir au cinéma. Je suis allée le voir dans un cinéma d’arts et essais (Utopia, pour ceux qui connaissent). Je suis sortie de là, je n’avais rien compris au film, j’étais complètement paumée et je me demandais un peu où je me trouvais. C’est ainsi que tout naturellement mes pieds m’ont mené à la fnac du coin. J’avais rien compris au film mais yavait un truc qui m’avait complètement retourné : la musique. Je suis ressortie 5 min plus tard avec la bande originale du film. J’aurais pu vivre sans le voir mais sans l’entendre, cela aurait été un gâchis monstrueux. Quelle mouche m’a piqué et pourquoi je vous en parle maintenant ?

Hier soir, je suis allée voir le lac des cygnes, le ballet, au Cirque Royal de Bruxelles. Quel rapport ? Il pourrait n’y en avoir aucun si ce n’est que l’ouverture, faite par une école de danse de la région, s’est faite sur la bande originale de ce film, bande originale que je n’avais pas écouté depuis plusieurs années et qui dès les premières notes m’a faite frissonner. Douce symphonie pleine d’émotions, de calme et d’intensité, de rebondissements. La vie.

La bande originale de ce film n’est pas la première collaboration de Mamoru Oshii et de Kenji Kawai qui avaient déjà travaillé ensemble sur la musique de Ghost in the Shell (petit bijou de la musique au cinéma aussi). C’est le genre de film où la musique ne sert pas vraiment l’histoire, si tant qu’on la comprenne, mais qui est primordiale à créer l’atmosphère latente et duale qui imprègne la vue de Ash, l’héroine de ce film (ou serait-ce un jeu vidéo ? Je ne sais toujours pas vraiment).

J’ai commencé à aimer (pour ne pas dire aduler ?) les musiques de films suite à une enfance alimentée de musiques classiques. Une bande originale à nette tendance symphonique crée toujours de fortes émotions chez moi et celle-ci, bien évidemment, m’a touché. L’orchestre symphonique de Varsovie y est évidemment pour beaucoup car il interprête plusieurs morceaux du CD, dont une des dernières plages. Celle-ci correspond d’ailleurs à un des moments clés du film où l’orchestre est carrément présent, donnant d’autant plus d’emphase et de corps à sa musique.

On retrouve à plusieurs reprises au cours de l’histoire et donc du CD le thème principal, en diverses variations, toutes aussi émouvantes les unes que les autres, créant par la même une sorte de climax, de rappel, qui nous suit, nous déroute, nous entraîne et nous perd avec Ash dans ce conte  moderne où la limite entre le réel et le virtuel est si tenue qu’on ne sait jamais de quel côté l’on se trouve.

Laissez-vous donc emporter dans l’univers fantastique d’Avalon et espérons que vous en reviendrez !

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