Rencontre avec un champion

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Juil 312014
 
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Supersport M1 – Chimay 2014 (Open Trophy)

Ce week-end, j’ai eu la chance de rencontrer un champion. Ce n’est pas seulement un pilote ou un passionné mais quelqu’un qui a une attitude bien particulière. Cette attitude, je la connais, je l’ai déjà remarqué chez deux pilotes de ma connaissance. Deux très bons pilotes qui ont probablement l’étoffe des champions, la hargne de ceux-ci et certainement du talent. Mais pas comme lui. Et je ne saurais dire pourquoi.

Un champion c’est peut-etre ce qu’on voit en lui plus que ce qu’il n’est vraiment…
Parce que dans le fond ce n’était pas si différent même si le ressenti lui l’était…

Le champion parle peu. Il est là, concentré, il observe. De temps à autre, on peut apercevoir un sourire, un échange de complicité avec les autres pilotes qui sont présents mais cela s’arrête là. De lui se dégage un grand calme. J’en viens parfois à me demander s’il est heureux d’être là.

A cette question, j’ai eu une réponse à la fin des compétitions, quand la concentration ne fait plus foi, mais toujours de façon posée. Oui, il a pris un pied fabuleux. Il le dit avec un grand sourire, un léger soupçon de fougue dans la voix mais surtout, des étoiles dans les yeux. C’est aussi ainsi qu’il a demandé, déterminé, s’il y avait des photos des courses du week-end.

Un champion oui, mais qui ce week-end là, ne venait pas pour gagner mais pour le plaisir. Pour rouler, pour tester une nouvelle bécane et pour faire le plein de sensations. Ah, je ne doute pas que d’habitude, il fasse également le plein de ces choses là mais il avait, à mon sens, d’autres objectifs pour cette fois-ci. Il faut savoir se ménager parfois, prendre simplement le plaisir et non la pression, ce qui n’empêche nullement de prendre le soin de se concentrer. Tant et si bien qu’à chaque nouvelle course (3 au total ce week-end là), il gagnait des secondes sur son temps au tour, il s’améliorait, prenait probablement de l’assurance sans pour autant prendre des risques inutiles. Tant et si bien qu’au final, il dépassa mon ami pilote Xavier Denis, très bon pilote également. Lentement mais sûrement.

Présenté comme ça, on pourrait croire qu’il s’agit simplement d’un quidam calme et posé mais il m’a laissé plus que cette impression. Il m’a laissé le souvenir impérissable d’un type humble qui sait ce qu’il veut et où il va. Il m’a laissé ce sentiment de fierté d’avoir eu la chance de rencontrer un pilote avec de telles épaules, capable de réagir avec une passion contenue qui ne pollue pas son style de course.

Ce champion, c’est Julien Toniutti, triple champion de France des rallyes.

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Radio Pirate

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Sep 052012
 

Mon père, comme tant d’autres anglais à cette époque, a écouté cette radio clandestine : Radio Rock !

Nous sommes en 1966,

A l’apogée du

Rock’N’Roll Britannique.

Pourtant,

La BBC diffuse moins de 45 minutes

De Pop par jour.

Ainsi débute Good morning England (ou The boat that rocked en anglais), l’histoire d’une des radios pirate écoutées par 25 millions d’Anglais (1 britannique sur 2), de tous les âges et de tous les milieux sociaux. Une radio exilée sur un bateau. Une radio conspuée par le gouvernement britannique. Une radio qui fera vibrer des gens de jour comme de nuit. Et c’est l’histoire de cette radio qui nous est contée dans ce film. De cette radio et de son équipage. Amoureux de la musique Rock et pop des années 60, soyez prêt à en prendre pleins les oreilles !

Pour planter notre histoire, quoi de mieux que de faire venir un jeune puceau qui vient de se faire virer de son bahut pour avoir fumé et qui a la joie d’avoir pour parrain le… directeur (?) de Radio Rock. Il est certain que l’univers de la musique dans les années 60 n’impliquait en rien… Attendez ! Sexe, drogues et Rock’N’Roll, ça vous dit rien ? Bienvenus dans les années 60. Comme le dira si bien Quentin (Bill Nighy) C’est une monumentale bourde.

Bref, notre héros si l’on peut dire rencontrera alors toute l’équipe ou presque, des animateurs radio, chacun avec sa personnalité et sa spécialité (même Bob qui a sa tranche horaire en plein milieu de la nuit). Il y a Le Comte (Philip Seymour Hoffman), joyeux trouble fête américain à la langue bien pendue ; Angus (Rhys Darby) ; Simon le simple (Chris O’Dowd) qui attaque avec l’émission du matin ; Dave (Nick Frost) ; le cerveau qui ne porte pas bien son nom; Mark, l’homme le plus sexy de la planète ; Monsieur Météo, une cuisinière lesbienne (en théorie), etc.

Pendant ce temps-là, le gouvernement britannique fera des pieds et des mains pour mettre fin à l’expansion de ces radios pirates et à Radio Rock puisque la plus écoutée (surement l’équipe la plus barjot aussi cela dit). Ils gênent, ils sont très populaires et malheureusement pas encore illégaux. Le gouvernement déteste quand le peuple prend des libertés. Un ministre, sir Alister, coincé bien comme il faut (c’est plus un manche à balai qu’il a dans le [censuré] celui-là, c’est un poteau) se verra chargé de l’affaire. Tous les moyens sont bons et cela des 2 côtés de la bataille puisque….

Bref, du sexe, du Rock, du Bonheur !

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Trailer en VOSTF

Les fleurs de Bach

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Août 132012
 

Les fleurs de Bach, j’en entends parler depuis ma jeunesse, la seconde femme de mon père ne jure que par ça. D’ailleurs avant de m’y intéresser concrètement, j’avais eu recours au Rescue déjà 2 fois. J’ai commencé à vraiment m’en préoccuper il y a 3 ans, quand je n’allais pas très bien et que mes émotions (oh combien nombreuses et tumultueuses) se manifestaient tant que je n’y voyais plus clair. Et je ne voyais pas comment gérer tout ça. Comme souvent, me posant la bonne question, la réponse est venue d’elle-même, au travers d’une rencontre. Et nous avons parlé des fleurs de Bach, entre autres, et la demoiselle en question m’a alors conseillé le livre cité en source au bas de cet article.

Je pourrais vous pondre une resucée des chapitres d’introduction du bouquin mais je vois mal l’intérêt. Si le sujet vous interpelle, je ne saurais trop vous le conseiller (le bouquin). Je vais plutôt partager ce que j’en ai compris, de façon personnelle.

Bach est un docteur ayant travaillé sur l’homéopathie. Cette façon de se soigner est basée (en simplifiant) sur un principe simple (mais non prouvé scientifiquement), utilisé également dans la vaccination : ingérer une fraction minime d’une plante pouvant vous infliger les mêmes symptômes que le mal qui vous ronge. Jusque là, rien de révolutionnaire (quoique…). Sauf que les fleurs de Bach ne soignent pas un mal physique mais un mal psychique, un déséquilibre de sa balance émotionnelle personnelle.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Je crois que je jalouserais encore un moment les gens qui n’ont pas de déséquilibres émotionnels. J’avoue, j’ai des peurs incontrôlables parfois, des dépendances, mon ego prend le dessus de temps à autre. Tout ceci, tant que cela n’est pas dans une mesure saine peut-être considéré comme un déséquilibre émotionnel. De fait, Bach définit 7 états d’âme sur lesquels toutes les émotions peuvent trouver racine :

–         la peur

–         l’incertitude

–         l’indifférence

–         la solitude

–         la dépendance

–         le découragement

–         l’altruisme

Bon et alors ? Ya des plantes qui induisent ces émotions ? Pas tout à fait mais presque. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe ce qu’on appelle le langage des plantes. Je vais vous donner un exemple simple. Le Narcisse symbolise l’égoïsme. Je ne serais pas surprise d’apprendre qu’un élixir de cette fleur aide à tempérer cet aspect de la personnalité. D’ailleurs, je dis tempérer et non soigner. Pourquoi ? Je pense qu’il serait naïf de croire que l’on puisse écraser une émotion, juste comme ça. Par contre, une fois celle-ci tempérée, il est bien plus aisée de la comprendre puisqu’elle ne nous parasite plus. Je pense que vous avez compris le principe.

Pour couper court, je vais vous donner quelques indications supplémentaires en vrac. Il n’y a pas de médecin de Bach, de même que personne ne peut vous prescrire d’élixir, tout cela se fait en autoanalyse. Bien évidemment, il n’est pas facile de tomber juste du premier coup, les erreurs sont nombreuses et sans conséquences et en discuter aide à mieux comprendre comment chaque élixir fonctionne. C’est pas comme si vous vous shootiez aux barbituriques, ça se consomme en gouttes un peu tous les jours et ce sont des plantes ! Donc pas de peurs de faire des erreurs, cela vous permet simplement d’affiner votre diagnostic. Par contre, il est certain que cette auto-analyse va de paire avec un développement de soi. Qui suis-je ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Mais le lien, existant ou pas, entre cette méthode et la spiritualité au sens large est d’une part très subjectif et d’autre part peut être dangereux (il y a d’ailleurs un chapitre à ce sujet dans le livre).

Les effets sont en général quasi immédiats. On peut les ingérer direct sur la langue ou diluées dans un verre d’eau et on peut en prendre plusieurs en même temps (ce que l’on nomme un complexe, le Rescue en est un). Le livre conseillé plus bas répertorie les principales fleurs de Bach et leurs applications, elles se trouvent en pharmacie ou à l’herboristerie voire dans certains magasins bio.

Source

Le guide des fleurs du Dr Bach – Paul Ferris, édition MARABOUT

 

Août 082012
 

Il existe peu de titration/dosage utilisé en génie civil. Personnellement je n’en connais qu’un : l’essai au bleu de Methylène. Cet essai (en laboratoire) est utilisé pour déterminer la nature et la quantité des éléments fins argileux dans le sol, et le plus souvent dans le sable. Il existe un autre essai, bien moins précis car bien plus subjectif (mais souvent largement suffisant et moins long à mettre en place), les limites d’Atterberg.

Le bleu de Méthylène est absorbé de façon préférentielle par les argiles, les matières organiques et les ions hydroxide. Ces éléments absorbent une quantité de bleu de méthylène en fonction de leur surface spécifique (surface totale par unité de masse). La surface spécifique est notamment dépendante de la composition chimique de l’argile (cations) capable d’échanger des ions avec le bleu de méthylène.

Cet essai permet donc de déterminer la quantité de bleu nécessaire à introduire pour excéder la capacité des argiles absorbantes à l’absorber (il existe donc des argiles qui n’absorbent pas, la nature est magique).

Comment procède-t-on (dans les grandes lignes) ?

Et bien c’est une titration comme une autre donc c’est assez simple. On injecte par petites doses du bleu de méthylène dans notre solution jusqu’à ce que quelque chose change. La plupart des dosages complexes permettent de déterminer la valeur qui change par un changement de couleur nette. L’essai au bleu est plus subtil (vicieux diraient certains). A chaque injection, il faut prendre une goutte du mélange et la déposer sur un papier filtre. Tant que la capacité de l’argile n’est pas excédée, cela forme une tâche bleue banale. Dès que l’argile est excédée, cela forme une tâche bleue magique avec une aura bleue turquoise comme dans les dessins animés de Disney. Vous ne pouvez pas vous tromper, l’argile est repue, elle ne peut plus avaler de bleu.

A partir du volume de bleu injecté on peut (avec une jolie formule donnée par l’AFNOR) déterminer ce qui se nomme la valeur au bleu équivalente. La connaissance de la surface spécifique de l’argile permet de connaître la surface du minéral qui a un accès à l’eau et donc sa sensibilité concernant la présence d’eau. Bref, avec le schéma suivant, ça devrait être bien plus clair :

Cet essai donne également accès à d’autres paramètres tels que l’index de plasticité, de liquidité et l’activité de l’argile. Dans tous les cas, ainsi paré de notre valeur au bleu (et non de notre bleu de valeur), on connaît la capacité de notre argile à gonfler et se rétracter en présence d’eau, ce qui peut avoir son impact en mécanique des sols. En d’autres termes, l’eau en saturation a un comportement différent dans le sol en fonction du type d’argiles présentes.

Cet essai a bien évidemment des limites (mais pas d’Atterberg, c’est l’argile qui a des limites d’Atterberg, il faut suivre un peu). La surface spécifique des argiles comprend la surface interne et externe. Par conséquent, l’essai au bleu correspondant à l’ensemble de cette surface, il peut prendre des plombes (vraiment des plombes ><) puisque le temps nécessaire pour réagir avec la surface interne est plus long.

Sources

AFNOR – Décembre 1990

TP de cours de l’Ange i

N.A.P.

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Août 012012
 

N.A.P. ? Le mot évoque directement la sieste… ça donne envie !! Pourtant il est possible d’aller voir le N.A.P. dans le bâtiment de l’Opéra à Amsterdam. Le N.A.P est le niveau de référence le plus important des Pays-Bas car il sert de base aux calculs de l’altitude (maaiveldniveau) du territoire néerlandais et donc à déterminer quels territoires sont considérés sous le niveau de la mer. Mais comment est déterminé le N.A.P. ?

L’altitude est l’élévation verticale d’un lieu ou d’un objet par rapport à un niveau de base. Pour la France (altitude des cartes IGN), il est situé à Marseille, et a été déterminé grâce à 12 années d’enregistrements de marégraphie entre 1885 et 1897. Pour les Pays-Bas, le niveau de base est le zéro marin d’Amsterdam ou « Normaal Amsterdam Peil ». Il a été établi grâce aux mesures du niveau de l’IJ (oui oui, c’est le nom d’un fleuve grut) à marée haute et à marée basse à hauteur du Haarlemmersluis à Amsterdam entre le 1er Septembre 1683 et le 1er Septembre 1684. Ce niveau est observable grâce au pieu N.A.P. dont la face supérieure coïncide exactement avec le zéro marin d’Amsterdam. Ce pieu a été battu jusqu’à la seconde couche de sable (a priori stable) et est rebattu régulièrement (donc pas si stable que ça…).

Les corrections :

En 2005, le Rijkswaterstaat (ministère des transports et des eaux) a effectué une révision de la plupart des hauteurs d’eau mesurées aux Pays-Bas. En pratique, tous les soixante ans environ, l’Ouest du pays s’est enfoncé de quelques centimètres, tandis que l’Est voit son altitude augmenter d’autant. La moyenne retenue pour la zone du Rijnland (où se situe le point de mesure du N.A.P.) est de 2 cm. Un tel déplacement implique une variation du niveau N.A.P. Qui, s’il n’est pas corrigé régulièrement, ne peut plus servir de référence (car une référence doit rester fixe). Ainsi toutes les données (niveau d’eau des polders, hauteurs des voies d’eau, etc.) collectées par les différentes instances des eaux (waterschappen) sont calculées en fonction d’un N.A.P régulièrement mis à jour.

Historique :

Avant la mise en place du N.A.P., chaque province possédait son propre niveau de référence, ce qui limitait géographiquement la surveillance des niveaux d’eaux dans les polders. De plus ce niveau était basé sur le niveau de la mer au niveau des digues de protection.

Johannes Hudde, maire d’Amsterdam, entreprit en 1683 d’observer les variations par rapport à la nappe phréatique de la ville d’Amsterdam (AP) des niveaux des eaux à hauteur des digues au Sud de l’Ij. Un an de mesures quotidiennes ont fait apparaître que le niveau d’Amsterdam (AP) ne coïncidait non pas avec le niveau de la mer mais avec les marées hautes de l’Ij, restant à 1,8 mm