Fév 282012
 

Ça m’a pris comme ça ou presque. J’veux du latex. C’est compulsif, j’y peux rien, ça me démange les mains. J’veux du latex. Tout a commencé quand j’ai revu les photos d’il y a un an. La première fois que j’en portais, toute de rouge vêtue, des pieds à la tête. J’veux du latex. J’en ai déjà pourtant mais ce n’est pas pareil. C’est une envie incontrôlable, un besoin insatiable, une nouvelle tenue, un nouveau contact. Sentir son corps sublimé par cette matière, la laisser nous pénétrer de sa froideur, la réchauffer de ma moiteur, vibrer, vivre, sentir. Son odeur, son toucher, sa vision. Je n’en peux plus, il m’en faut, il m’en faut.

Respire

Il y a des jours comme ça où je suis heureuse de ne pas aimer les achats en ligne, je pense que mon banquier m’aurait fait la gueule. Il y a des jours comme ça où la distance vers un magasin de latex digne de ce nom me permet d’éviter de vider tout mon salaire dans une folie. Parce que j’en ai tellement envie, que je serai capable de faire une bêtise. Oh, je ne doute pas que je trouverai les meilleures raisons du monde pour justifier cet achat. De même que je ne doute pas du plaisir qu’il me procurerait. Mais ce ne serait pas raisonnable, je n’en ai pas besoin. J’en ai juste envie. Une envie qui ne s’éteint pas, une envie qui me poursuit. J’en rêve la nuit.

Dans le même genre, j’veux des chaussures. Mais ça, ce n’est pas de ma faute. J’ai regardé God save my shoes et cette envie compulsive d’une nouvelle paire m’a prise. Je ne suis pas la seule d’ailleurs. Je dis pas des chaussures fetish de 12cm de talons mais au moins 6. Ou 7. Ou 8 peut-être ? J’aurais besoin de nouvelles baskets mais qu’elles aillent au diable. Je ne me sens pas femme dans des baskets. Il me faut une nouvelle paire d’escarpins ! Pourquoi ai-je été aussi raisonnable à Rome quand toutes les boutiques fourmillaient de stilettos, dans ce pays où le talon est la règle, où les femmes sont sublimes et où je n’ai pas craqué. Mais si j’avais craqué, n’aurai-je pas eu quand même cette envie insurmontable d’une nouvelle paire ?

Alors, je suis rentrée à la maison, j’ai enfilé ma dernière paire de chaussures. Haussée sur mes 12 cm, même en jogging, je me sens femme. Mon envie se calme. Puis direction la baignoire et c’est vêtue des quelques petits morceaux de latex en ma possession que je me glisse dans l’eau. Ça ne suffira pas à éteindre mon envie de latex, mais ça l’apaisera.

Jusqu’à la prochaine fois…

Fév 082012
 

Au cours de ma vie cinématographique, j’ai eu plusieurs binômes de cinéma. Quoi est-ce donc ?  C’est quelqu’un avec qui je vais au cinéma régulièrement, voire très régulièrement. Avant de commencer mes études, j’allais peu au cinéma, même si j’adorais ça, parce que ce n’était pas à côté et que j’avais pas un rond.

Et puis, j’ai commencé mes études à Toulouse et j’ai rencontré S. Bien que nos goûts en cinéma différaient parfois, nous avions une niche commune. Et aller au cinéma toute seule, je n’aime pas trop ça. N’ayant pas plus de sous qu’avant (et lui non plus), nous avions pris l’habitude de nous faire la séance du Dimanche matin/midi à 5€ à l’UGC du centre ville. Je ne saurais dire combien de films nous avons vu ensemble car il y en a eu tellement. Je me souviens d’un marathon un après-midi où on s’était fait 3 films d’affilée et puis… et puis c’est avec lui que j’ai vu les 3 opus du Seigneur des Anneaux. Pour la petite anecdote, on s’est retrouvé les 2 premières années exactement à la même place dans le cinéma, ce qui nous avait donné une étrange impression de déjà-vu.

Enfin… J’ai ensuite quitté Toulouse et mon binôme, et mes premiers mois à Orléans, je ne suis que très peu allée au cinéma. Puis, j’ai rencontré A. Lui, il aimait surtout voir les films en VO et le choix à Orléans à cette époque restait relativement limité. Et puis, il avait sa liste de classiques qu’il aurait aimé voir. Donc on allait souvent chez lui pour mater des films ou des séries, d’abord sur son pc puis au fil du temps, il a investi dans un rétroprojecteur. Donc on a fini par regarder sur son mur blanc, en écran géant. C’est avec lui que j’ai vu Princesse Bride par exemple ainsi que les premiers Prison Break. On n’allait parfois au cinéma aussi, avec notre rituel au McDonald’s d’abord.

Quand j’ai quitté la France, on n’a pas pu se résoudre à arrêter de voir des films ensemble. J’ai alors proposé un truc de filles, comme il l’a dit. On regardait les films en même temps, chacun dans son pays, et on n’en parlait après, comme à la bonne époque. Je crois qu’il y a pris autant goût que moi. Ce petit manège a duré plus de 2 ans. La dernière fois que je suis rentrée en France pour le voir, nous étions tellement contents de pouvoir nous faire de nouveau un film à 2 qu’il m’a laissé choisir, et le film et la séance. Ce dernier film, c’était Once. Cela reste un moment ému de notre relation cinématographique.

Voilà, ça fait maintenant quelques années que je n’ai plus de binômes. Enfin, je viens peut-être d’en trouver une. La fille avec qui je suis allée voir Drive. Alors, nous verrons bien si 2012 s’annonce aussi prometteur qu’il en a l’air car j’avoue, avoir un binôme de cinéma me manque.